Le jour où je me suis sentie trahie par l’école publique

NB: ceci c’est un coup de gueule très très personnel, je sais qu’il y a pire, mais ça a le don de m’agacer toujours autant depuis plusieurs semaines.

MiniKoala a 6 ans et en septembre rentrera au CP.
Comme nous habitons à 250m du groupe scolaire où il a fait toute sa maternelle et où son frère est scolarisé depuis la MS, nous n’avons jamais envisagé qu’il puisse changer de l’école, même dans le cas très peu probable d’un changement de carte scolaire.
3 ans qu’il attend d’être en primaire avec son grand-frère, pour se retrouver dans la même cours de récréation et, pourquoi pas, dans la même classe en cas d’enseignant absent.

Comme tout le monde l’aura compris, la Mairie a bien évidemment décidé de changer la carte scolaire car l’école de quartier est surchargée et d’affecter les enfants de notre rue (qui n’oublions pas habitent à 300m grand max de l’école) dans une nouvelle école en construction qui sera à 1km de la maison. Sans compter que la route de chez nous à l’ancienne école est pratiquement piétonne, enfin aménagée après 3 années de chantiers et pour aller dans la nouvelle…il faut traverser une grande avenue, puis une rue plus petite mais très trafiquée où il y a toujours des accidents, le tout en marchant sur des micro trottoirs. Le rêve quoi. Tout cela, sans compter que nous avons une 3ème école elle aussi à 300m. Or, la nouvelle carte scolaire étant du n’importe quoi, les enfants de ma copine qui habitent prés de la nouvelle école, ont été affectés…dans cette 3ème école, alors que nous sommes bien plus proches (cela ne m’aurais pas arrangé niveau organisation familiale, mais c’était toujours plus pratique pour courir d’une école à l’autre).
J’ai grandi près de mon école maternelle et, le parcours sécurisé (ils fermaient les routes aux voitures) m’a permis d’aller et rentrer toute seule dès le CM1. Or je crois que c’est possible si mes enfants restent dans l’école où ils sont maintenant, mais le parcours pour aller à la nouvelle école est trop dangereux et je trouve que c’est une grosse perte pour les enfants, pour leur autonomie, surtout à cause d’une municipalité qui parle tout le temps de « arrondissement à hauteur des enfants« .

Le deuxième point qui m’énerve est que l’école n’est même pas construite, le directeur et les enseignants seront nommées au mieux mi-juin pour une prise de poste au 1er septembre et les 5 premières classes seront ouvertes dans des ALGECO, sans cantine, sans bibliothèque, juste les classes, les toilettes et la cours au milieu des travaux. Or la Mairie peut essayer de nous rassurer comme elle veut, en nous racontant n’importe quoi, mais pour avoir déjà vécu cette situation avec BebeKoala je ne les crois tout simplement pas.
En effet, quand nous avons déménagé l’école était en cours de construction et BébéKoala a vécu deux ans d’école provisoire en maternelle, plus ces 3 années d’école enfin construite. Et je peux garantir que l’école ne fait pas forcement rêver (le covid n’ayant pas aidé non plus): manque de matériel, manque des moyens, enseignants qui changent tous les ans, manque des projets, galères infinies avec le périscolaire. Les enseignants commençaient enfin a être stables et voilà qu’on me change le petit dans une nouvelle école pour que lui aussi puisse vivre cette merveilleuse expérience. Je me rappelle les premiers jours en MS, BébéKoala pleurait car il n’y avait pas de livres dans sa classe. Depuis j’en achète tous les ans en brocante pour les offrir à l’école. Je ne suis pas obligée, mais je me suis toujours dites que c’était bien pour qu’il puisse mieux apprendre et que de toute façon son petit frère en profitera aussi. Ah quelle ingenue!
Est ce qu’il a fait beaucoup de sorties BebeKoala en 5 ans? Oh que non. Une seule en MS.
Et MiniKoala? Comment dire…zero en 3 ans (mais l’équipe de maternelle étant enfin stable, ils ont pu faire des supers projets dans l’école donc disons que ça va).
Les enseignants font ce qu’ils peuvent, avec les moyens qu’ils ont, avec des classes chargées et des enfants en (grosse) difficulté. Heureusement que BébéKoala est intelligent , apprend sans effort et qu’à la maison on intègre et on approfondi les connaissances.
Au fil des années nous avons vu la plus part des voisins inscrire leurs enfants dans les écoles privées à proximité, tout en nous disant que nous croyons dans l’école publique et que nous ne voulions pas « fuir ». La grande proximité de l’école était un vrai plus pour moi, cela me permettait de ne pas courir à droite et à gauche avant et après le travail et de profiter de mes enfants sans embaucher une nounou ou les laisser tous les soirs au périscolaire. Pour moi c’était très important. Or l’emplacement de la nouvelle école ne me le permettra pas, surtout s’ils sont scolarisés dans deux écoles différentes.

Et les demandes de dérogations? Notre ancienne école est aussi pleine car jusqu’à maintenant ils ont accepté toutes les dérogations demandées, même pour des enfants n’habitant pas dans le périmètre scolaire donc cette année, la Mairie a déjà communiqué que…elle n’acceptera AUCUNE dérogation, même pour réunir une fratrie (dont mon énervement extreme). Mais ils acceptent la dérogation dans l’autre sens, pour déplacer l’enfant scolarisé dans l’ancienne école pour le mettre avec le petit frère dans la nouvelle. BébéKoala n’est pas le plus extraverti des enfants, il a déjà subi plusieurs changements, hors de question que je vais le changer d’école pour son CM1 et son CM2. Ou plutôt, je ne vais pas le changer d’un endroit qu’il connait, avec des bons enseignants de 3ème cycle (enfin!) pour le mettre dans une école provisoire, sans ses camarades, sans matériel, sans informations sur les enseignants…peut être que ce serait mieux, mais je ne vais pas le déplacer d’une école publique moyenne (mais à coté de la maison) à une autre école publique probablement tout aussi moyenne et loin de la maison.

Tout cela pour dire que, au final, nous avons fait ce que nous n’avions jamais envisagé et nous avons envoyé un dossier d’inscription pour les deux koalas dans l’école privée du quartier. Etant en avril, je ne pense pas qu’on aura beaucoup de possibilités d’admissions, j’espère au moins qu’une petite place se libérera pour MiniKoala, sinon nous essayerons à nouveau pour lui l’année prochaine pour son entrée au CE1. Les deux écoles étant beaucoup plus proches que les deux publiques, cela nous arrangerait aussi au niveau de l’organisation familiale.
J’ai parlé avec les autres familles et wow tout ce qu’ils font. Les projets, les sorties, les locaux…je me sens même coupable d’avoir privé les miens de tout cela pour mes convictions sur l’école publique. Et dire que nous n’aurions jamais rien fait si la Mairie n’avait pas décidé de changer la carte scolaire…

Je sais qu’il y a pire, je sais qu’il y a des familles qui mettent bien plus que 10-15 minutes pour amener les enfants à l’école, mais j’ai très mal vécu cette imposition, surtout à cause de ce qu’on a déjà vécu avec BébéKoala. En parlant avec d’autres familles, elles vont surement demander la dérogation pour déplacer les petits frères avec les grands qui rentrent au CP dans cette nouvelle école. Ils m’ont dit « le niveau de cette école est tellement moyen que peut être que nous aurions plus de chance dans la nouvelle ». Je le souhaite de tout coeur, mais notre expérience ne nous fait pas voir les choses avec optimisme. Nous avons avalé plusieurs choses qui n’allaient pas, nous avons soutenus les enseignants et l’école publique, mais ça a été la goutte de trop. Je sais que ce n’est pas la « faute » de l’Education Nationale, mais celle de la Mairie, mais quand c’est trop c’est trop (et oui, je réagis très mal aux changements…)

La lettre au Père Noel

Incroyablement BébéKoala, qui a 7 ans, croit encore au Père Noel (ou il fait semblant pour etre sur de recevoir ses cadeaux ). De temps en temps il me pose des questions, car ses copains lui ont déjà dit que c’était les parents qui achetaient les cadeaux de Noel, mais ma réponse est toujours la meme « si toi tu y crois, alors il existe » car pour moi c’est comme ça, j’aime bien croire que tous les êtres fantastiques existent quelques parts (meme si c’est moi qui achète les cadeaux).

Du coup ce dimanche c’était mission lettre au Père Noel. Ils ont pris leurs listes, fait des jolis dessins, tout mis dans des enveloppes et nous avons profité de notre heure de sortie pour les mettre dans la boite aux lettre. Pour ce qui se le demande, nous utilisons l’adresse du secrétariat français du Père Noel à Libourne.

Pour les plus modernes, il y a aussi le secrétariat en ligne en cliquant ici : Secrétariat. On peut envoyer la lettre via mail et faire tout un tas d’activités pour attendre Noel comme :
– le compteur des dodos,
– le calendrier de l’avent,
– le cherche et trouve les lutins
– des recettes

Tout pour passer un moment agréable en famille, en attendant le 8 décembre pour faire le sapin, comme il veut la tradition de la famille de maman Koala!

Du confinement et de la reprise de l’école

Ca fait longtemps que je n’ai rien écrit. J’avais pensé avoir plus de temps avec ce confinement, mais entre télétravail, devoirs et apprentissages des enfants, jeux  et taches ménagères, le soir je suis plus fatiguée qu’avant.
Les enfants se couchent aussi plus tard, par rapport à quand ils allaient à l’école car ils ne se dépensent pas assez. Nous avons fait le choix de ne pas les sortir pendant le confinement et, meme si on fait du sport tous les jours, ce n’est absolument pas suffisant à les dépenser.

Aujourd’hui je me suis, enfin, décidée à profiter de l’heure quotidienne pour faire une petite promenade avec eux. Nous sommes allées faire un petit coucou à l’école, où des ouvriers étaient en train de peindre par terre devant le portail de l’école primaire « zone d’attente merci ». Ils ont marché un peu inquiet. Ils n’ont rien touché de peur de toucher un méchant virus, ils ont trouvé le courage de faire un tout petit dessin à la craie devant l’école, puis on s’est aventuré dans le jardin de notre résidence où ils ont regardé les fleurs, le potager et fait deux tours en courant. Après cela ils étaient essoufflés et en sueur, eux qui d’habitude sont infatigables. Ils m’ont fait tellement de peine… Au début ils voulaient aller au parc et ils ne comprenaient pas pourquoi c’était interdit.
BebeKoala a rapidement demandé à rentrer à la maison, meme s’il était content d’etre sorti. MiniKoala a pleuré car il voulait jouer au ballon et faire du vélo.

BebeKoala étant au CP, il est censé retourner à l’école le 12 mai. Est-ce qu’on va le mettre? Peut etre que oui, peut etre que non. Forcement cela dépendra de nos boulots, meme s’il y a de chances que l’établissement pour lequel je travaille nous permette de continuer le télétravail jusqu’à la rentrée de septembre.
J’avoue que si j’avais confiance dans le gouvernement pour sa gestion de la crise, je mettrais les enfants à l’école sans aucun souci. BebeKoala va peut etre comprendre la nécessité des gestes barrières, au moins les premiers jours. Puis l’idée des petites classes ce n’est pas trop mauvaise et je vois que ses copains et l’école lui manquent, mais quid des masques? Du savon, des protections pour les enseignants?
Je ne parle pas des apprentissages car il a toujours aimé les maths et maintenant il lit très bien, d’ailleurs on profite du confinement pour bien progresser dans l’apprentissage de l’italien et il m’épate. Je pense que meme s’il perd la fin de l’année, il saura récupérer l’année prochaine. Surtout qu’il ne sera pas le seul dans ce cas. Mais c’est au niveau des rapports humaines que je m’inquiète plus. Il a toujours eu des rapports compliqués avec les autres enfants,  à cause de son caractère pas simple du tout, mais ces copains lui manquent. Son petit frère ne lui suffit pas, à la maison c’est difficile de le décrocher des écrans (dessins animés, jeux vidéos, logiciels et jeux éducatifs) et les crises d’énervement et les pleurs sont revenus en force.

J’en veux au gouvernement de ne pas avoir su gérer la crise, de ne pas nous donner la possibilité d’acheter des masques un peu performantes en pharmacie (en Italie maintenant on trouve les masques chirurgicaux et les FPP2, sans parler des masques fournis par les villes qui ne sont pas de masques « tout public »), de changer d’avis tout les jours et de  nous mettre dans cette situation impossible. Mettre les enfants à l’école pour leur bien être relationnel et psychologique ou les garder à la maison pour préserver la santé (la leur, la notre, celle des enseignants).

Je veux bien qu’on ne puisse pas rester dans cette bulle de façon indéterminée, mais l’école est sure ou elle ne l’est pas. Pourquoi ne pas aller par palier et faire sortir les enfants du confinement plus en douceur? Ils ont passé deux mois confinés à la maison et là ils vont rentrer dans écoles « militaires », ils doivent garder les distances dès copains et des maitresses qui leur ont tellement manqué, …

J’ai peur pour eux car s’ils tombent malades ce sera notre faute car nous avons décidé de les remettre, mais d’un autre coté je m’en veux de les empêcher de voir leurs copains, de reprendre un brin de normalité si, effectivement, les enfants sont moins touchés et c’est moins dangereux pour eux. Ce matin mon fils, 6 ans et demi, me disait « maman c’est moi qui touche les poignets et les portes car le virus n’est pas méchant avec les enfants comme moi, mais pour toi il peut etre dangereux ».

Alors moi, pour l’instant, je ne sais pas quoi faire et j’ai juste envie de pleurer.

Le mot de la maitresse

Hier soir, en regardant le cahier de liaison de BebeKoala, j’ai trouvé un mot de sa maitresse  (j’ai un peu reformulé son message):

Ayant réçu des propos violents et insultants d’un parent d’élève, je dois quitter l’école et je ne serais pas en classe cet après-midi. Veuillez m’excuser.

Je ne sais pas ce qui s’est passé. BébéKoala m’a juste dit qu’ils étaient dans une autre classe et qu’il a oublié son cahier de lecture à l’école (adieu les devoirs du week end), mais je suis choquée. Pas par la maitresse qui part, mais par le fait qu’un parent l’ait insultée.
BébéKoala adore sa maitresse, il lui a meme fait des câlins devant mes yeux. Elle a un super programme adapté à lui et je ne vois vraiment pas pourquoi quelqu’un devrait etre énervé contre elle.
Et meme si elle l’avait provoqué, si elle avait fait quelque chose de mal (je répète, je ne connais pas la situation),elle ne méritait surement pas d’entré insultée et menacée! On est censé etre tous des adultes et montrer l’exemple à nos enfants.

Je voudrais lui montrer mon soutiens, parce que se faire insulter/menacer ne devrait arriver à personne. Des idées? Un petit mot dans le cahier de liaison? Un dessin fait par moi et BébéKoala? Une boite de chocolat?

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La rentrée

Cette année a été marquée par une triple rentrée: BebeKoala au CP, MiniKoala en PS et MamanKoala au travail.

C'est la rentre !

BebeKoala

Le premier jour a été une catastrophe ou, plutôt, le premier matin. Je l’ai accompagné dans la cours de l’école primaire et il a pleuré pendant tout le temp que je suis restée. Puis j’ai du partir au travail donc je ne sais pas comment ils ont réussi à le calmer (je culpabilise à mort, mais j’avais une réunion dès mon premier jour et je n’ai vraiment pas pu rester) .
PapaKoala l’a récupéré content et souriant et, depuis, plus de pleurs. Il court le premier dans l’école. Il m’a raconté qu’il a un banc vers le fond de la classe, à coté de la fenêtre.
BebeKoala étant ce qu’il est, il n’a déjà plus le droit de s’assoir à la cantine à coté de son copain car ils font trop de betises ensemble.
Vendredi soir la maitresse, qui a l’air douce et gentille, a arrêté PapaKoala à la sortie de l’école pour lui dire que BebeKoala a du mal à rester assis, il bouge beaucoup et il fait des betises quand il s’ennuie, la dernière étant couper des autocollants pour les coller par terre. Quand mon mari lui a dit qu’il allait voir depuis deux semaines une psychologue elle n’a rien ajouté.
Je trouve qu’en France on demande beaucoup aux enfants de 6 ans dès la première semaine. Je me souviens que mon maitre de CP sortait la guitare, s’il voyait qu’on avait du mal à suivre et à nous concentrer, et il nous faisait chanter et danser pendant les heures de cours.

MiniKoala

Il a fait sa rentrée accompagné par PapaKoala, j’avoue que ça a été très dur pour moi de ne pas pouvoir l’accompagner dans sa classe et de ne pas voir sa maitresse (peut etre mardi soir je pourrais aller à la réunion s’ils ne font pas en meme temps maternelle et primaire).
Au debout, il ne voulait pas rester sans son père, mais petit à petit il a pris confiance et à midi il ne voulait pas rentrer à la maison. Malheureusement pour lui cette semaine il a pu y aller que le matin.
Il s’est déjà fait un copain, un enfant rouge et noir (cit.) et il aime jouer à la dinette, aux petites voitures et faire des puzzles.

MamanKoala

Je suis très contente d’avoir repris le travail.C’est stimulant et j’aime beaucoup etre entourée d’adultes, mais c’est dur. Après 4 ans à m’occuper de tout ce qui concernait les enfants, ne pas pouvoir les amener à l’école, ni aller les chercher c’est compliqué. Heureusement PapaKoala est en congé pour gérer tout ça, mais je passe mon temps à lui envoyer des messages ou à lui téléphoner pour vérifier que tout va bien, qu’il atout dit aux bonne personnes, etc…
Ne pas avoir encore vu la classe, la maitresse, l’ATSEM et les copains de MiniKoala c’est compliqué aussi. Je dois apprendre à déléguer et ne pas tout contrôler, mais bon je ne peux pas faire ça du jour au lendemain. Ca viendra.

Le petit bilingue

Depuis la naissance de BebeKoala, je lui ai toujours parlé en italien, ma langue maternelle. Je lui chantais les chansons de mon enfance, je faisait l’effort de traduire simultanément les livres en français en italien, nous regardions des dessins animés en italien.
Ses premiers mots ont, forcement, été en italien, mais dès qu’il est entrée la crèche il est petit à petit passé au français. Je lui parlais en italien  et lui, il me répondait en français. Je n’ai jamais essayé de lui dire que je ne comprenais pas le français, vu qu’avec son papa c’est dans cette langue qu’on parle, il était petit mais pas stupide!
Depuis deux ans, pour l’aider avec l’italien, nous participons une fois par mois aux activités proposés par un groupe de parents qui veulent, comme moi, que leurs enfants gardent un contact avec la langue et la culture italienne. Le Consulat et l’Institut Italien de Culture de Lyon ne proposant pratiquement rien pour les petits (cette année apparemment ils font des stages en juillet et des cours pour les 6-8 ans le mercredi matin, mais rien à voir avec la super école du samedi des coréens, par exemple) .

Toute cette introduction pour dire que, au moment j’avais presque perdu l’espoir d’avoir un vrai bilingue à la maison, BebeKoala est parti deux semaines en Italie chez sa grande-mère et, oh miracle, il s’est mis à parler en italien. Toute la journée en italien. Certes, avec un accent absolument affreux, mais qu’importe. Il parle italien et sans faire trop de fautes, pour un enfant que jusqu’à maintenant ne disait que deux ou trois mots, faire des phrases avec les verbes conjugué parfaitement c’est un vrai exploit.

Maintenant il est en vacances chez sa grande-mère française, donc il est passé à nouveau au français, mais avant de partir il m’a dit (en italien) « ne t’inquiète pas maman, je range l’italien dans ma tete comme ça je peux l’utiliser à nouveau en Italie ».

Alors s’il y a des parents qui passent par ici et qu’ils ont du mal avec l’exposition de plusieurs langue de leurs enfants, n’abandonnez pas! Continuez à leur parler, continuez à chanter, meme si vous avez l’impression que ça ne servira jamais à rien ce n’est pas vrai.
Dans notre cas, c’était surtout les autres enfants qui l’ont motivé. Il ne pouvait pas jouer avec eux à Genes, donc il a du surmonter sa peur de ne pas connaitre assez bien la langue et, surement, son copain F. avec qui fait plein de betises lors des ateliers en italien l’a surement motivé aussi!

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Le recrutement sans concours

Après la naissance de MiniKoala et suite à ses problèmes de santé, j’ai pris le congé maternité, puis le congé parental et j’ai enchainé sur le chomage. N’ayant pas de mode de garde et miniKoala n’entrant à l’école que à presque 4 ans, c’était pour nous la solution plus pratique et économiques.
Mais mes droit au chomage se terminent en janvier donc depuis quelques mois je suis à la recherche d’un travail selon les critères suivants: à coté de la maison, à temps partiel et possiblement en CDI ou CDD de longue durée. Dit comme ça on pourrait imaginer qu’il n’y a pas grande chose, mais en réalité j’ai passé beaucoup d’entretiens.

Il y a deux mois mes anciens collègues de l’Université de Lyon m’ont envoyé un message pour me dire qu’ils avaient ouvert 3 postes avec un recrutement sans concours. Certes ces sont  des catégories C alors que moi je peux passer les concours pour la categorie A, mais pour débouter c’est toujours ça. J’ai donc envoyé mon CV et ma lettre de motivation, puis la semaine dernière j’ai passé l’entretien.
Honnêtement je n’y croyais pas trop, j’ai passé des meilleures entretiens sans qu’elles aboutissent à quelque chose, mais j’avais l’expérience de mon coté.

Jeudi j’ai eu la réponse: j’ai eu ce concours/pas concours et je commence à travailler à la rentrée.
Ce n’est pas à coté de chez moi, mais plutot à 20/30 minutes de transports, ce n’est pas cher payé, ce n’est pas à temps partiel, mais plutot à 37h , mais c’est dans le secteur que je voulais et surtout, surtout, si tout va bien, après la première année je serais titularisée et je ne devrais plus m’inquiéter pour mes recherches de travail. A 35 ans c’était bien arrivé le moment, je trouve.

Ceux qui ne montèrent pas dans l’avion

Si je pense à ce qui s’est passé je m’énerve à nouveau, alors je commence directement avec la version courte puis on verra si j’ai envie de rentrer plus dans le détail :

Jeudi 13 nous devions prendre l’avion pour aller une semaine à Berlin. Voyage prévu assez longtemps à l’avance pour faire plaisir aux enfants qui voulaient prendre l’avion (et aux parents qui aiment voyager). Puis MiniKoala a eu la varicelle, je suis tout de suite allée chez le médecin pour demander quoi faire et s’il pouvait voyager, en soulignant qu’il prenait l’avion. Sa réponse : « ne vous inquiétez pas, d’ici là il sera complètement guéri et il pourra voyager« .  Du coup je ne me suis pas plus inquiétée que ça, la varicelle a fait son cours, il est retourné à la crèche, il est meme allé chez sa mamie quelques jours pendant que son grand-frère fêtait son anniversaire avec les copains et se gonflait au visage pour une allergie (surement aux graminée comme son père) et le jour du voyage nous nous présentés chez EasyJet avec un enfant en pleine santé et trois pauvres croutes sur le nez.
Personne ne nous à rien dit au moment de mettre les bagages en soute, ni pendant les (très) longs controles de sécurité ou pendant le 2h30 d’attente dans l’aéroport. Mais au moment de monter dans l’avion le drame. Le personnel de terre voit les trois croutes (qui tomberont le lendemain) et il nous interdit de monter dans l’avion sans un certificat medicale car il pouvait etre encore contagieux. Soit.
Les enfants pleurent, ne comprennent pas, le « méchant monsieur qui ne veut pas nous faire monter dans l’avion » (comme mon ainé l’appellera dans ses cauchemars pendant une bonne semaine) ne veut rien entendre, il nous dit que c’est notre faute car nous n’avions  pas lu les conditions de vente* où il y avait marqué le certificat, sinon il devait nous croire sur parole et donc, d’après lui on pouvait mentir juste pour monter dans l’avion. C’est sympa de se faire traiter de menteurs, sans nous connaitre, devant une foule qui attend de monter dans l’avions et, surtout, devant nos enfants.
Nous demandons alors une attestation de refus d’embarquement, pour essayer de nous faire rembourser et il nous dit d’aller  au guichet où on nous traite encore de menteurs en nous disant « c’est impossible que mon collègue vous ait envoyé ici car je ne peux pas faire ce genre d’attestation« . En attendant les enfants pleurent toujours, ils ne comprennent pas pourquoi on nous pousse dehors et pourquoi nous ne pouvons pas monter dans l’avion voler avec les oiseaux (cit MiniKola).

Bref, nous ne sommes pas allés à Berlin. Les enfants ont été traumatisé au point d’en faire des cauchemars, nous avons été traité de menteurs et l’expérience a été horrible. Mais nous avons us rebondir en organisant un chouette voyage dernière minute en train à Toulouse.

*En rentrant à la maison je suis quand meme allée lire les fameuses conditions de vente de EasyJet et les voilà (vous les trouvez ici aussi):

Prendre l’avion après une maladie ou une opération

Les passagers voyageant alors qu’ils souffrent d’une infection bénigne, y compris celles mentionnées ci-après, sont autorisés à prendre l’avion en respect des directives du tableau ci-dessous.

Maladies infectieuses Autorisation de voyager
Rubéole 4 jours après le début de l’éruption
Rougeole 7 jours après le début de l’éruption
Oreillons Lorsque tous les gonflements se sont résorbés (généralement après 7 jours)
Varicelle 7 jours après l’apparition du dernier bouton
Infections virales (par ex., grippe saisonnière) Lorsque la personne n’est plus contagieuse

Les passagers souffrant d’une maladie infectieuse grave (par ex., infections respiratoires graves, tuberculose, pneumonie) ne seront pas acceptés à bord sans un certificat provenant d’un spécialiste confirmant leur aptitude à prendre l’avion. Les passagers souffrant d’une méningite ou étant infectés par un virus résultant d’une pandémie telle que le Sars-CoV ou H1N1 (”grippe porcine”) ne seront pas acceptés à bord.

 

Alors oui, on peut se dire qu’il faut quand meme un certificat medicale pour dire que ça fait au moins 7 jours sinon on pourrait mentir, mais alors il faudrait l’écrire clairement sur leur site internet car j’avoue que meme en lisant ça, j’aurais peut etre juste fait le calcul en me disant que c’était bon sans forcement aller chez le médecin.
Je peux meme comprendre ne pas vouloir faire monter des gens avec la varicelle, meme si elle est contagieuse aussi avant l’apparition des boutons, donc bon ça ne sert pas à grande chose leur système. Mais ce que je ne peux pas tolérer c’est la manière dont ils nous ont traité, sans nous donner le temps ni les moyens de trouver une solution (on aurait pu demander au médecin de l’aéroport, par exemple) . Ils avaient juste envie de se débarrasser de nous et c’est pour cela que, meme s’ils sont peut etre les moins chers du marché, nous ne voyagerons plus jamais avec eux .

(Finalement ce n’est peut etre pas une version courte de l’histoire)

Maman, moi je suis different des autres.

Maman: BebeKoala, n’arrache pas les fleurs.
BebeKoala : Mais elles sont méchantes, elles piquent.
M: Mais non, elles se défendent seulement.
B.K : Moi je ne les aimes pas.
M: T’as le droit, mais tu ne dois pas les arracher.
B. K: De toute façon, les garçons n’aiment pas les fleurs qui piquent. Seulement les filles.
M: Tu parles des roses?
B.K.: Oui, moi je ne les aimes pas parce que les garçon n’aime pas les fleurs
M: …
B. K. : Maman, moi je suis different des autres.
M: C’est normal chéri, on est tous différents.
B. K. : Mais moi je ne veux pas etre different. Je veux etre comme les autres.  C’est important pour moi d’etre comme les autres.
M: BebeKoala, tu sais tes amis t’aimes comme tu es.
B. K.: Je n’ai pas de copains. Il y a que maman et papa qui m’aiment.
M: C’est évident qu’on t’aime, mais ton frère aussi il t’aime.
B.K. : Lui il est seulement un bébé! Et puis il ne m’aime pas beaucoup, il me tape et il dit que je suis méchant!
M: Tu dois avouer que tu l’embêtes souvent, mais je t’assure qu’il t’aime. Tu es son héros et son modèle. Et puis ton copain M. t’aime aussi.
B. K : Seulement parce qu’il sait que je vais lui offrir le cadeau pour les gens qu’on aime.
M: Je suis sure qu’il aime jouer avec toi et pas parce que t’es comme les autres, mais parce que c’est toi.
B.K : Tu sais maman, les garçons aiment jouer seulement avec les garçons et les filles veulent jouer seulement avec les filles. Les garçons aiment les garçons et les filles les filles, mais moi j’aime jouer avec les filles. Elles ne veulent jamais jouer avec moi et si on doit choisir avec qui jouer elles ne me choisissent jamais.
M : Et C., ton amoureuse?
B.K: Des fois elle dit qu’elle l’est. Des fois elle dit qu’elle n’est pas mon amoureuse et elle joue avec ses copines.
M: Mais alors D. ? Elle joue toujours avec toi en rentrant à la maison.
B.K: Elle le fait seulement parce que je l’ai invité à mon anniversaire.
M: Elle jouait avec toi meme avant.
B.K: Parce qu’elle savait que je l’inviterai un jour. Maman?
M: Oui?
B.K. : Est ce qu’on peut aller à la boulangerie avec mon ami dinosaure maintenant?

BebeKoala, 5 ans et demi.
MamanKoala, le coeur en miettes.

[Chut, les enfants lisent] La philosophie Koala

Koala est perché dans son arbre, bercé par ses pensées… jusqu’à ce que Oiseau ou Caméléon viennent le titiller avec leurs questions cruciales, « Pourquoi le temps, c’est précieux ? », « Qu’est-ce que la compassion ? », « Comment protéger sa vie privée ? »… Ensemble, ils devisent avec justesse et malice sur différents sujets comme le fait de porter une robe quand on est un garçon, la quiétude auprès d’un arbre ou la perte d’un être cher. Des réflexions philosophiques à portée universelle, qui résonneront avec les interrogations et les préoccupations de tous les jeunes lecteurs.
Une bande dessinée d’une délicatesse et d’une drôlerie sans pareilles, avec des personnages attachants qui se posent les grandes questions de la vie. Un véritable bijou de sensibilité et d’humour subtil, dont la lecture ne laissera personne – petits et grands – indifférent.
La Famille Koala ne pouvait pas se laisser échapper un livre/BD avec un titre pareil. La philosophie Koala dirige toute notre vie!
J’avoue l’avoir acheté surtout pour moi, attirée par le titre et les jolis dessins, car les petits Koalas sont encore un peu petit. BebeKoala a voulu le lire avec moi, mais il n’y a pas forcement trouvé beaucoup d’ intérêt.
Koala vit dans son arbre adoré, il écoute le son des feuilles, il se sent rassuré avec lui et il sait que l’arbre l’aime en retour. Accroché à son arbre, il passe sa journée à penser. Son ami l’oiseau vient, de temps en temps, le taquiner gentiment. Ils ont aussi un autre ami, le lézard, qui leur explique plein de choses interessantes, comme qu’est ce que c’est la compassion.
J’ai beaucoup apprécié les dessins très tendres, les petites notes d’humour qui rendent la lecture très agréables et les réflexions très justes. Cet album, entre histoire et poésie, est un vrai délice.
Age : 6 – 10 ans
Collection: Jeunesse
Editions: Casterman
Prix: 14,95€

C’était ma participation à Chut, les enfants lisent! proposé par Yolina, sur son blog Devine qui vient bloguer?