Du confinement et de la reprise de l’école

Ca fait longtemps que je n’ai rien écrit. J’avais pensé avoir plus de temps avec ce confinement, mais entre télétravail, devoirs et apprentissages des enfants, jeux  et taches ménagères, le soir je suis plus fatiguée qu’avant.
Les enfants se couchent aussi plus tard, par rapport à quand ils allaient à l’école car ils ne se dépensent pas assez. Nous avons fait le choix de ne pas les sortir pendant le confinement et, meme si on fait du sport tous les jours, ce n’est absolument pas suffisant à les dépenser.

Aujourd’hui je me suis, enfin, décidée à profiter de l’heure quotidienne pour faire une petite promenade avec eux. Nous sommes allées faire un petit coucou à l’école, où des ouvriers étaient en train de peindre par terre devant le portail de l’école primaire « zone d’attente merci ». Ils ont marché un peu inquiet. Ils n’ont rien touché de peur de toucher un méchant virus, ils ont trouvé le courage de faire un tout petit dessin à la craie devant l’école, puis on s’est aventuré dans le jardin de notre résidence où ils ont regardé les fleurs, le potager et fait deux tours en courant. Après cela ils étaient essoufflés et en sueur, eux qui d’habitude sont infatigables. Ils m’ont fait tellement de peine… Au début ils voulaient aller au parc et ils ne comprenaient pas pourquoi c’était interdit.
BebeKoala a rapidement demandé à rentrer à la maison, meme s’il était content d’etre sorti. MiniKoala a pleuré car il voulait jouer au ballon et faire du vélo.

BebeKoala étant au CP, il est censé retourner à l’école le 12 mai. Est-ce qu’on va le mettre? Peut etre que oui, peut etre que non. Forcement cela dépendra de nos boulots, meme s’il y a de chances que l’établissement pour lequel je travaille nous permette de continuer le télétravail jusqu’à la rentrée de septembre.
J’avoue que si j’avais confiance dans le gouvernement pour sa gestion de la crise, je mettrais les enfants à l’école sans aucun souci. BebeKoala va peut etre comprendre la nécessité des gestes barrières, au moins les premiers jours. Puis l’idée des petites classes ce n’est pas trop mauvaise et je vois que ses copains et l’école lui manquent, mais quid des masques? Du savon, des protections pour les enseignants?
Je ne parle pas des apprentissages car il a toujours aimé les maths et maintenant il lit très bien, d’ailleurs on profite du confinement pour bien progresser dans l’apprentissage de l’italien et il m’épate. Je pense que meme s’il perd la fin de l’année, il saura récupérer l’année prochaine. Surtout qu’il ne sera pas le seul dans ce cas. Mais c’est au niveau des rapports humaines que je m’inquiète plus. Il a toujours eu des rapports compliqués avec les autres enfants,  à cause de son caractère pas simple du tout, mais ces copains lui manquent. Son petit frère ne lui suffit pas, à la maison c’est difficile de le décrocher des écrans (dessins animés, jeux vidéos, logiciels et jeux éducatifs) et les crises d’énervement et les pleurs sont revenus en force.

J’en veux au gouvernement de ne pas avoir su gérer la crise, de ne pas nous donner la possibilité d’acheter des masques un peu performantes en pharmacie (en Italie maintenant on trouve les masques chirurgicaux et les FPP2, sans parler des masques fournis par les villes qui ne sont pas de masques « tout public »), de changer d’avis tout les jours et de  nous mettre dans cette situation impossible. Mettre les enfants à l’école pour leur bien être relationnel et psychologique ou les garder à la maison pour préserver la santé (la leur, la notre, celle des enseignants).

Je veux bien qu’on ne puisse pas rester dans cette bulle de façon indéterminée, mais l’école est sure ou elle ne l’est pas. Pourquoi ne pas aller par palier et faire sortir les enfants du confinement plus en douceur? Ils ont passé deux mois confinés à la maison et là ils vont rentrer dans écoles « militaires », ils doivent garder les distances dès copains et des maitresses qui leur ont tellement manqué, …

J’ai peur pour eux car s’ils tombent malades ce sera notre faute car nous avons décidé de les remettre, mais d’un autre coté je m’en veux de les empêcher de voir leurs copains, de reprendre un brin de normalité si, effectivement, les enfants sont moins touchés et c’est moins dangereux pour eux. Ce matin mon fils, 6 ans et demi, me disait « maman c’est moi qui touche les poignets et les portes car le virus n’est pas méchant avec les enfants comme moi, mais pour toi il peut etre dangereux ».

Alors moi, pour l’instant, je ne sais pas quoi faire et j’ai juste envie de pleurer.

Le recrutement sans concours

Après la naissance de MiniKoala et suite à ses problèmes de santé, j’ai pris le congé maternité, puis le congé parental et j’ai enchainé sur le chomage. N’ayant pas de mode de garde et miniKoala n’entrant à l’école que à presque 4 ans, c’était pour nous la solution plus pratique et économiques.
Mais mes droit au chomage se terminent en janvier donc depuis quelques mois je suis à la recherche d’un travail selon les critères suivants: à coté de la maison, à temps partiel et possiblement en CDI ou CDD de longue durée. Dit comme ça on pourrait imaginer qu’il n’y a pas grande chose, mais en réalité j’ai passé beaucoup d’entretiens.

Il y a deux mois mes anciens collègues de l’Université de Lyon m’ont envoyé un message pour me dire qu’ils avaient ouvert 3 postes avec un recrutement sans concours. Certes ces sont  des catégories C alors que moi je peux passer les concours pour la categorie A, mais pour débouter c’est toujours ça. J’ai donc envoyé mon CV et ma lettre de motivation, puis la semaine dernière j’ai passé l’entretien.
Honnêtement je n’y croyais pas trop, j’ai passé des meilleures entretiens sans qu’elles aboutissent à quelque chose, mais j’avais l’expérience de mon coté.

Jeudi j’ai eu la réponse: j’ai eu ce concours/pas concours et je commence à travailler à la rentrée.
Ce n’est pas à coté de chez moi, mais plutot à 20/30 minutes de transports, ce n’est pas cher payé, ce n’est pas à temps partiel, mais plutot à 37h , mais c’est dans le secteur que je voulais et surtout, surtout, si tout va bien, après la première année je serais titularisée et je ne devrais plus m’inquiéter pour mes recherches de travail. A 35 ans c’était bien arrivé le moment, je trouve.

Séance de psychomotricité 12

Très bonne séance. Malgré un peu de fièvre, BebeKoala était détendu et en confiance.
Ils ont construit une cabane où se sentir en sécurité et aborder plusieurs sujets et jouer à des jeux.
BebeKoala a crée toute une histoire sur une boite à formes qui semblait la sienne : pratiquement son ami dinosaure l’avait prise et chez lui elle avait changé d’apparence. Il aurait voulu la ramener chez lui. Selon la psychomotricienne il essaye de faire des liens, en utilisant son imagination et son ami dinosaure, entre les choses qu’il a la maison et celles qui son au cabinet.
Pour la petite histoire, bébé il avait vraiment une boite à forme FisherPrice en forme de boite à cookies qu’il adorait. Je crois que pendant longtemps elle a été le seul jouet capable de l’occuper tout seul, sans nous à coté. Lors du déménagement, BebeKoala ayant 4 ans j’ai décidé de ne pas l’amener dans le nouvel appartement car elle prendrait de la place et lui, il n’y jouait plus depuis longtemps, mais comme je savais qu’elle a été longtemps son jouet préféré je l’ai donné à ma mère pour qu’elle la garde chez elle.

Il a dessiné la cabane et ils ont accroché le dessin au mur, pour décorer la salle. Il a voulu écrire aussi son prénom, mais derrière la feuille car il devait se voir, mais pas trop.

Ils ont joué à faire semblant d’etre des pêcheurs, mais il n’a pas voulu garder les poissons qu’il avait peché. Il les a tous re-jeté à l’eau (en ce moment son « amoureuse » lui dit que quand il sera grand ses parents seront morts et il se pose énormément des questions sur le sujet donc c’est peut etre lié).

1er Mai – Les raisins de la colère (J. Steinbeck)

On est bien dans un pays libre, tout de même. Eh bien tâchez d’en trouver, de la liberté. Comme dit l’autre, ta liberté dépend du fric que t’as pour la payer.

Et craignez le temps où les grèves s’arrêteront cependant que les grands propriétaires vivront…car chaque petite grève réprimée est la preuve qu’un pas est en train de se faire .Et ceci encore vous pouvez le savoir…craignez le temps où l’humanité refusera de souffrir, de mourir pour une idée ,car cette seule qualité est le fondement de l’homme même, et cette qualité seule est l’homme, distinct dans tout l »univers .

Si ce gars-là travaille pour trente cents, moi je marche à vingt-cinq.
Il accepte vingt-cinq ? Je le fais pour vingt.
Attendez… c’est que j’ai faim, moi. Je travaille pour quinze cents. Je travaille pour la nourriture. Si vous voyiez les gosses, dans quel état ils sont – ils ont des espèces de clous qui leur poussent ; à peine s’ils peuvent remuer. Leur ai donné des fruits tombés et maintenant ils ont le ventre enflé. Prenez-moi, je travaillerai pour un morceau de viande.
Bonne affaire…Les salaires baissaient sans faire tomber les prix.

Je travaille ou je ne travaille pas

Demain matin nous partons pour une semaine en Italie chez ma mère et il n’y a rien de prêt. Pas de valise pour nous, pour bébé Koala ou pour le chat. L’appartement est tellement bordélique qu’on pourrait penser à une explosion atomique et même les voleurs n’auraient pas envie d’entrer. 

En debout de semaine je m’étais jurée de ne pas me laisser envahir par la paresse et la procrastination, mais ma bonne résolution n’a tenu que trois jours. J’aurais pu faire pire et tenir que deux jours, mais j’aurais pu faire bien mieux.
J’ai quand même un très bonne excuse, entre l’adaptation à la halte garderie de bébé Koala et mes deux entretiens de travail, je n’ai pas eu le temps (mais surtout l’envie) de lutter contre la procrastination. J’espère que papa Koala me pardonnera pour cette fois. 

L’adaptation se passe assez bien, aujourd’hui bébé Koala est resté deux heures sans pleurer et en jouant tout seul. Les autres enfants pour l’instant ne l’intéressant pas, il préfère explorer ce nouveau terrain de jeu ou découvrir des nouveaux jouets. Au retour des vacances je l’amènerai à 9h au lieu de 10h comme ça il pourra profiter de la seule activité effectivement proposée tous les jours: les chansons du matin.

Mais venons au vrai sujet de ce post : les entretiens de travail de maman Koala et son absence d’envie de recommencer à travailler. Ou plutôt, mais il est passé où mon moi travailleur et indépendant?  Je pense qu’il s’est un peu perdu entre mon arrêt maladie d’avril dernier, la naissance de mon bébé d’amour et le congé parental qui a suivi.
Je m’explique : j’ai toujours envie de travailler, de mettre bébé Koala à la crèche, de le retrouver le soir, le voir s’amuser avec ses copains, connaître d’autres mamans en m‘épanouissant sur mon lieu de travail. Surtout que j’aime mon travail.
En même temps, j’avais prévu que tout cela se passerait à la rentrée et pas en mai. Je ne suis pas prête, j’ai l’impression que ce soit trop tôt. Ou peut être que j’aurais toujours cette impression. Et pourtant nous avons besoin de mon travail. D’un deuxième salaire. Surtout que je n’aime pas du tout être dépendante financièrement de mon mari, qu’il me gène de lui demander de l’argent (non, nous n’avons pas un compte en commun et c’est très bien comme ça) et que je déteste m’occuper de la maison. Je ferais une très mauvaise femme au foyer, mais une super maman!
Bref, je m’égare. Le problème est que j’avais imaginais la période mai – août de cette façon: fête digne de la reine mère pour mon anniversaire, bébé Koala deux demie-journées par semaine à la halte garderie (je me repose et oui, je fais le ménage), promenades et divertissement aux jardins publics (première balancelle, premier toboggan, premières chutes…), terminer les ateliers de musique maman-bébé, passer les mardis après-midi avec ma nouvelle copine C. et sa fille au café pour mamans du quartier, le voyage des noces en Ecosse debout juillet, passer du temps en Italie entre Genova et Gavi pour que bébé Koala profite de la mer et de la campagne, aller un peu en Auvergne chez mamie e pops Koala et trouver un boulot pour la rentrée. 

Oui, je vis au pays des bisounours et je l’assume! 

Alors vous voyez, l’idée de commencer à travailler en mai me déstabilise. C’est bête, mais c’est comme ça. Après, j’ai seulement passé deux entretiens, si ça se trouve personne va m’embaucher et je suis en train de me “fasciare la testa prima di essermela rotta” (bander la tête avant de l’avoir cassée).
Et les boulots? Un CDD à temps partiel de trois mois et un CDI classique à 35h, les deux dans ma branche de travail. Le rêve quoi. 
Jeudi prochain j’aurais les réponses, peut être que j’aurais des choix à faire, peut être pas. En tout cas, je vais essayer de profiter de cette semaine de vacances en famille car c’est le plus important.

Et maintenant je vais préparer les valises.